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Gérer un projet avec Scrum

Dans le précédent article paru sur notre blog, nous vous avions parlé des méthodes agiles en général. Nous allons aujourd’hui nous attarder sur la méthode Scrum (mêlée en anglais).

Non non, utiliser la méthode Scrum ce n’est pas prendre 8 développeurs et foncer droit dans le code ! Scrum vous propose un cadre de gestion de projet agile en définissant :

  • des rôles,
  • des événements,
  • des artefacts,
  • des règles.

En d’autres mots, Scrum vous explique comment appliquer les recommandations des méthodes agiles. Nous allons vous détailler ici chaque rôle, réunion, artefact sans oublier les règles qui vont avec !

Répartition des 3 rôles de la méthode Scrum

  • Le Product Owner : il porte la vision du produit à réaliser. C’est en quelque sorte le chef d’équipe des développeurs, et en même temps le représentant du client au sein de votre entreprise.
  • L’équipe de développement : elle est chargée de transformer les besoins exprimés par le Product Owner en fonctionnalités logicielles.
  • Le Scrum Master : il doit s’assurer que le déroulement du projet respecte les règles Scrum. C’est un peu comme s’il était le “maître du jeu”. Il cherche à maximiser la productivité des équipes, valoriser leur savoir-faire et améliorer la communication.

Les différents événements

Un projet géré avec la méthode Scrum est parsemé de différents types de réunion qui ont chacune un rôle important pour que le projet soit mené à bien.

Réunion de planification de sprint
Le but de cette réunion est de sélectionner les fonctionnalités/tâches qui seront réalisées durant le sprint.
La première phase de la réunion consiste à prendre les tâches, en fonction des exigences de livraison. Une fois les tâches sélectionnées, l’équipe de développement doit convertir ces tâches en fonctionnalités utilisables d’ici la fin du sprint.
Vous devez y consacrer 2 heures maximum par semaine de sprint. Ainsi, si vous prévoyez des sprints de 3 semaines les réunions ne devront pas durer plus de 6 heures !

Pour favoriser la productivité au sein de vos équipes nous conseillons la mise en place très simple d’un tableau physique de suivi des tâches, le Scrum Board.
Chez Delia, nous avons 4 colonnes sur ce Scrum Board :

  • To Do
  • Urgent
  • Doing
  • Done

Le Sprint
C’est une période de temps définie, en général 2 à 4 semaines, durant laquelle va être réalisée une version utilisable du produit. A chaque fin de sprint, un nouveau débute, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de fonctionnalités à développer. Le point important est bien d’arriver à la fin du sprint avec un produit utilisable. Le but des méthodes agiles est de pouvoir avoir une grande flexibilité. S’il est nécessaire d’enchaîner 3 sprints de 3 semaines chacun (soit 9 semaines) pour avoir une première version testable du produit, où est la flexibilité ? Le client ne doit pas avoir à attendre 9 semaines avant d’avoir la possibilité d’apporter des modifications sur les fonctionnalités qu’il reste à développer.

La mêlée quotidienne (Daily Scrum)
Elle a une durée maximum de 15 minutes et s’effectue debout pour éviter de s’éterniser. Elle est très importante car elle permet aux membres de l’équipe de se synchroniser quotidiennement et de remonter les différents problèmes.
Lors de cette réunion chacun doit répondre à 3 questions :

  • Qu’ai-je fait hier qui a aidé l’équipe de développement à atteindre les objectifs du sprint ?
  • Que vais-je faire aujourd’hui pour aider l’équipe de développement à atteindre les objectifs du sprint ?
  • Est-ce que je vois des obstacles susceptibles de m’empêcher ou d’empêcher l’équipe de développement d’atteindre l’objectif du Sprint ?
  • La mêlée quotidienne doit se dérouler à lieu et heure fixes car elle doit devenir une habitude pour l’équipe de développement.

La revue de sprint
D’une durée maximum d’1 heure par semaine de cycle, l’objectif de cette revue est d’inspecter l’ensemble des fonctionnalités ajoutées lors du dernier cycle. Elle permet au product owner de valider les fonctionnalités et à l’équipe de développement de calculer sa vélocité (en fonction des poids associé aux tâches validées par le product owner) et ainsi de mieux planifier le prochain cycle. L’idée est toujours d’être le plus précis dans les objectifs de livraison et ne pas surestimer la puissance d’une équipe ou pire, de la sous-estimer.

La rétrospective de sprint
D’une durée de maximum 45 minutes par semaine de sprint, cette réunion permet au Scrum Master de s’adresser à son équipe et d’améliorer le processus de développement du produit. Elle permet aussi à chacun d’exprimer ses idées pour améliorer la productivité de l’équipe. On y passe en revue les éléments positifs, puis les éléments à améliorer et on définit différent plans d’action.
Dans une rétrospective, tous les domaines peuvent être abordés, qu’ils soient humains, organisationnels, pratiques ou matériels.

Chez Delia, la méthodologie Scrum en action

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Le Product Backlog
C’est la liste hiérarchisée des fonctionnalités demandées par le client. Cette liste peut bien sûr être amenée à évoluer au fil du projet de par l’implication hebdomadaire de ce dernier. Le Product Backlog est sous la responsabilité du Product Owner.

Le Burdown Chart
Pour suivre l’avancement du sprint, vous pouvez utiliser une Burndown Chart qui va vous permettre de connaître à tout moment le point où vous en êtes. Le concept est très simple : au début de chaque sprint, vous allez allouer une taille à chaque tâche sous forme d’une taille de vêtement (XS, S, M, L, XL). Exemple : si vous pensez que créer la fonctionnalité d’un site e-commerce “Le client peut ajouter un article au panier” est très rapide à développer, vous allez lui attribuer XS. En revanche, si vous pensez que créer “Le client peut payer en ligne” va être assez longue à développer, vous allez lui attribuer L ou XL. Pour vous mettre d’accord il suffit de voter et si égalité, argumenter votre choix jusqu’à trouver un accord.
Vous allez ensuite convertir ces tailles en poids (XS = 1, S = 2, M = 3, L = 4, XL = 5 par exemple) ce qui va vous permettre de connaître la complexité de chaque tâche.
Pour définir la complexité totale, additionnez la totalité des poids de vos tâches. Pour un sprint de 3 semaines, imaginons que l’ensemble de vos tâches ait un poids de 150, vous savez que pour être dans les temps votre objectif est de faire l’équivalent de 50 poids par semaine (150/3 semaines). A chaque fois qu’une tâche est terminée, vous pouvez supprimer son poids du poids total. Ainsi, chaque jour, le poids diminue et si l’on reporte ça sur un graphique, on voit une courbe décroissante se former petit à petit.

Conclusion

Pour être efficace, une équipe Scrum doit être composé d’au maximum 9 personnes en incluant le Product Owner et le Scrum Master. Il est alors primordial si votre structure est importante, de former des équipes pluridisciplinaires, c’est à dire qui seront capables de développer l’entièreté des fonctionnalités du product backlog en interne !
Pour que la méthode Scrum soit efficace, elle doit être respectée scrupuleusement. Si ce n’est pas le cas, le peut des règles que vous respectez se transformera rapidement en contraintes.


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